L'iLE AUX TRESORS



En mars dernier, nous avons déposé pour Hum! une demande de financement auprès de l?Adises (réseau de financeurs solidaires) qui accompagne, finance et suit les projets de nombreuses structures de l?économie sociale et solidaire.
Pour la première fois, l?UDN/Hum! faisait appel à une structure de financement!

Lors du premier RV, nous ne savions pas encore ce qui était possible ni comment notre projet allait être reçu. Rapidement les conseillers, qui avaient entendu parler de l?UDN/Hum! à plusieurs reprises, et rassurés par les différents échanges avec nous, tant sur les perspectives que sur la santé financière actuelle de la structure nous ont proposé de passer en commission.

Le jour venu, nous voilà devant une dizaine de personnes (chef d'entreprises, banquiers...) à présenter le projet et répondre aux questions. Beaucoup de curiosité et d?intérêt, et des questions plutôt ?piquantes?, sans doute pour venir nous tester.
Notre demande a été approuvée à l?unanimité (40K?).

L?une de ces questions m?a particulièrement marquée, tant la réponse que j?ai pu leur faire s?est imposée à moi avec une force presque douloureuse...
"Votre projet semble être dans l?air du temps, vous avez un carnet de commande rempli, une situation financière plutôt correcte, nous a fait remarquer l?un des responsables, du coup pourquoi demander de l'argent aujourd'hui?"
Demande formulée sur un ton provocateur, mais qui nous a permis d'expliquer ce que les chiffres ne montraient pas.
A savoir que pour arriver à cet équilibre, la plupart d?entre nous ont donné environ 2ans de travail non rémunéré avant d'être salarié ou indemnisé, que nous avons des horaires de travail qui dépassent de loin les normes légales et entraînent fatigue, stress et des situations qui frôlent le burn-out et que la raison de notre demande, au fond, était de nous permettre d'évoluer avec moins de pression et plus de sécurité dans ce rythme effréné, bref de rétablir un équilibre écologique individuel et collectif.

Si j'écoute ce que nous renvoient les différents interlocuteurs avec qui j'ai pu échanger depuis un an, je vois une structure certes un peu faible au niveau de ses fonds propres et sa trésorerie mais plutôt saine, avec une activité novatrice en pleine expansion qu'il convient de soutenir. Mais cela ne peut plus être au prix d?efforts individuels usants et effrayants parfois pour notre entourage et la communauté!

Depuis début janvier, nous sommes quelques un·es à travailler sur ce projet. Pour Romain, Marion et moi cela signifie qu?une partie de nos salaires est assurée par Hum!, ce qui représente un financement estimé à environ 17K? à fin mai.
Ce financement de Hum! s?est traduit par des objectifs de production intensément concentrés sur Lydia, Dimitri, Guillaume, Alain et Laurent et s?arrête fin juin.

A cela s?ajoutent les temps de travail bénévoles de Anne Lechêne, Cécile Favé, Sylvain Hérault, Anna Cruaud, Philippe Clément, Blaise Ruiz De Somocurcio, Jean Armand Baronne, Julien Didier, Sylvie Hogrel qui oeuvrent pour le cercle communauté apprenante depuis le début de l?année et que nous estimons représenter 2 ETP.

Ces engagements de toutes et tous ont besoin de relais.

D?où notre appel aujourd?hui. D?où le besoin de se mobiliser massivement et dès le départ pour cette première phase, de façon à avoir l?assise nécessaire pour ensuite, ensemble, se déployer de façon progressive et agile.
Concrètement, cela veut dire que si dès le mois de juin 600 jardiniers donnent mensuellement 10 euros par mois, nous pourrons financer le fonctionnement jusque fin décembre, créer la SCIC, débuter les investissement pour la plateforme, payer une partie des personnes qui travaillent sur le projet.
Ces cotisations mensuelles sont la pierre angulaire du modèle économique, mais ce n?est pas la seule. Ce que nous a appris l?expérience passée, c?est l?importance de diversifier les apports financiers, de consolider les fonds propres à travers des entrées au capital de la SCIC qui permettront d?assurer la trésorerie nécessaire pour le lancement, d?optimiser le travail des ressources salariées en place, de valoriser le bénévolat, c?est à dire de mettre en lumière et s?appuyer sur tout ce qui a permis à l? UdN de s?équilibrer et fonctionner jusqu?ici.
Grâce à l?expérience passée, nous sommes plus à même de voir aujourd?hui ce qu?il est nécessaire de regarder, de comprendre comment ces différents éléments fonctionnent ensemble pour développer notre faire ensemble avec conscience, avec confiance et une plus grande sérénité.

Pour piloter le projet dans sa globalité, nous avons travaillé sur un prévisionnel de Chiffre d?Affaires, de dépenses ainsi qu?un plan de financement (modèle qui permet de visualiser les besoins de la structure sur les 3 prochaines années pour en assurer la pérennité et le développement)

Voilà un document qui synthétise les premiers éléments de notre modèle économique.

En quelques mots, la stratégie actuelle se décline comme suit:
D?ici fin décembre 2018: mobiliser la communauté autour des cotisations (45K?). Créer la SCIC et constituer un capital de 50K?. Si les cotisations sont à la hauteur de nos attentes, nous finirons l?année à l?équilibre et le capital viendra constituer une réserve de trésorerie importante pour l?année qui suit.
2019: Renforcer la communauté des compagnons, développer un cran plus loin la communauté de jardiniers, renforcer les fonds propres grâce à l?entrée de nouveaux associés et un emprunt de 100K? .
Cependant nous devrions finir l?année avec un déficit. L?emprunt nous permettra de bénéficier de la trésorerie nécessaire pour financer nos dépenses malgré cela.
2020: L?activité et le nombre d?associés se renforcent mais la structure continue d?être déficitaire en fin d?année. Cependant le niveau de fonds propres nous permet toujours d?assurer la trésorerie.
2021: retour aux bénéfices en fin d?année, la structure devient capable de s?autofinancer.


Ce que je réalise aussi, c?est que l?une des plus grande richesses que je n?ai pas pu présenter aux financeurs de l?Adises et qui m'apparaît aujourd?hui dans toute sa force, c?est la communauté qui s?est formée tout au long de ces années autour de l? UdN.
C?est vous, c?est moi, et c?est bien pour et avec nous que ce projet se concrétisera.




(octobre 2017)

Projet C-I-A

Le projet initialement baptisé Cigales vient enfin de dévoiler son vrai nom: le projet C-I-A! Cigales-Indivision-Association: à l?image des 3 phases, ou des 3 statuts légaux envisagés pour accueillir cette communauté d?investisseurs, c?est finalement le statut d?association qui est retenu.

Voici un rapide résumé des épisodes précédents:
  • Episode 1: à la fin de l?AG2, nous avions annoncé la création probable d?une Cigales pour collecter les fonds que la communauté est prête à investir pour soutenir financièrement l?UdN.
  • Episode 2: mi juillet, notre réflexion nous a mené à annoncer la création d?une indivision, avec la perspective de valider ce projet avec Mathieu Castaings, expert comptable spécialisé dans l?ESS.
  • Episode 3: Le RV nous a fait bouger: nous avons finalement opté pour une association loi 1901, qui permettra à un nombre illimité de personnes de nous rejoindre, qui sera en mesure d?investir tantôt dans la coop (Parts de capital, apport en compte courant) tantôt dans l?association (apport avec droit de reprise) et qui présente un fonctionnement plus adapté à notre projet que l?indivision.

Son fonctionnement

L?association a pour but de soutenir financièrement L'Université du Nous/Hum!, dans ses structures juridiques actuelles et futures.
Le bureau sera composé d?un minimum deux membres, élus par Election Sans candidat, dont l?un siègera au board de l?UdN avec droit d?objection (Cette décision a été entérinée par le Board* de l?UdN/Hum! fin juillet 2017)
Le bureau aura l?obligation de consulter les adhérents sur toutes les décisions d?investissement mais seuls les membres du bureau pourront objecter.
Les membres qui souscriront à l?association devront investir un montant minimum (qui reste à définir) et régler une cotisation à l?association, probablement la première année seulement.
*Le board de l?UdN/Hum! ou B2: organe qui en charge de capter et retranscrire la la Raison d'être de l'organisation, de construire et d'être le garant de la constitution (lois de fonctionnement du cercle général) et de définir la stratégie et d'affecter les ressources au cercle général.

Son budget de fonctionnement:

Les frais de fonctionnement envisagés actuellement seront réduits: tenue de compte et déplacement d?une personne du bureau pour les réunions du board de l?UdN (2 fois par an). les personnes élues exerceront leurs fonctions à titre bénévole, au moins au démarrage. Cela pourra évoluer sur décision de l'AG.

Comment ca se passe si je veux investir dans cette association?

Les apports à l?association des membres sont contractualisés via un contrat d?apport avec droit de reprise (pour plus d'infos sur ce qu'est un apport avec droit de reprise cliquez ICI)

Comment les investissements de cette association vers l?UdN sont contractualisés?

Lors de l?investissement dans une structure UdN, une convention est signée entre l'association et l?UdN/Hum! qui fixe les modalités de remboursement (durée,modalités de remboursement anticipé..)
La convention détermine les modalités de suivi et précise les engagements de chacune des parties notamment la fréquence des rencontres et la nature des informations à collecter auprès de l?UdN/Hum!

Prochains pas

La rédaction des statuts est presque terminée, il s?agit de les déposer et de créer le compte courant. Les personnes ayant fait un chèque à la fin de l?AG2 recevront un mail rapidement. Une conférence téléphonique sera organisée courant octobre pour vous présenter l?association plus en détail et répondre à vos questions.

Pour vous inscrire à la conférence téléphonique cliquez ICI


Je manque un peu de temps et beaucoup de talent pour vous faire une synthèse aussi explicite que Yohan en facilitation graphique mais n?hésitez pas à me contacter pour plus d?info, pour vos questions, vos remarques: emmanuelle.faye@universite-du-nous.org; 06 73 94 83 79
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